[Ip-health] UNITAID CONCERNED OVER FUTURE OF MEDICINES ACCESS AFTER EU-INDIA FTA - Statement

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Thu Mar 3 03:22:36 PST 2011


[La version française est disponible à la suite de la version anglaise]												UNITAID STATEMENT

UNITAID CONCERNED OVER FUTURE OF MEDICINES ACCESS AFTER EU-INDIA FTA
TEN MILLION PEOPLE NEED AIDS TREATMENT TODAY
Geneva, 3 March 2011 - In the midst of civil society protests across the world this and next week, UNITAID  stresses its concern that ongoing trade negotiations between the European Union and India may limit India's ability to continue to provide life-saving treatments to developing countries.  Of particular concern are signals that the negotiations may lead to the introduction of measures that go beyond the TRIPS agreement <http://www.wto.org/english/docs_e/legal_e/27-trips_01_e.htm>  - such as 'data exclusivity' - a condition known as TRIPS Plus.

"Negotiating on cars, machinery and other goods may be very well," said Philippe Douste-Blazy, Chair of the UNITAID Executive Board. "But life-saving medicines are not commodities like any other.  We need to promote the right policy environment to ensure that trade interests do not hamper health and human development." 
According to UNAIDS estimates, 10 million people who need AIDS treatment today are not accessing it and that number is slated to grow exponentially.  These people will require newer, more robust medicines, whose patent life may last for another 15-20 years.  But even for medicines off patent, the introduction of 'data exclusivity' will mean that generic producers will not be able to access vital information about registration and clinical trials for as long as 'data exclusivity' is in force.  

"If the Free Trade Agreement introduces TRIPS Plus measures many of the people on medicines today will not be able to access vital second-line treatment when they become resistant to the medicines they are taking now," said Jorge Bermudez, Executive Secretary of UNITAID.

India has been dubbed the developing world's pharmacy because for over ten years it has provided affordable medicines to developing countries, particularly for the treatment of AIDS.  According to a study led by Brenda Waning, UNITAID's Coordinator of Market Dynamics - A lifeline to treatment: the role of Indian generic manufacturers in supplying antiretroviral medicines to developing countries <http://www.jiasociety.org/content/13/1/35>  - Indian-produced generic antiretrovirals (ARVs) have accounted for more than 80% of the donor-funded developing country market since 2006, and comprised 87% of ARV purchase volumes in 2008.  In the paediatric AIDS area, Indian-produced generics accounted for 91% of the whole volume in 2008. 
Already today, in the pre-EU-India FTA era, there are concerns around the price of new World Health Organization-recommended first-line regimens..  As of 2008, the Indian generic global median price for newly recommended tenofovir-based regimens ranged from $246 to $309 per person per year, notably three to four times higher than the price of the most commonly used older regimen (3TC/NVP/d4T30).  However, identical regimens, comprised of non-Indian generic and innovator ARVs, are considerably more expensive than the Indian generic versions.
"Treating and stemming AIDS and other diseases ravaging the developing world is a global issue," added Philippe Douste-Blazy.  "India and the European Union must do the responsible thing and ensure a balance between the creation of wealth and the saving of lives."
Note to editors
UNITAID uses innovative financing (mostly from a solidarity levy imposed on airline tickets in a number of its donor countries) to purchase and distribute medicines and other health commodities to test and treat AIDS, TB and malaria in 94 developing countries.
The vast majority of medicines purchased with UNITAID funds are Indian generic products.  These products are quality-assured (prequalified by WHO or by other stringent regulatory authorities) and because they are produced generically, are less expensive, thus allowing UNITAID funds to treat more people for the same outlay.
UNITAID has successfully promoted the emergence of a competitive generic market for second-line antiretroviral medicines, such as lopinavir/ritonavir.  Thanks to UNITAID intervention, this crucial component of second-line regimens is now provided by five generic manufacturers at the competitive price of US$ 420-440 per person per year.  These gains are at risk of being reversed if strict data exclusivity conditions are applied through this FTA.
http://www.unitaid.eu/en/resources/news/318-unitaid-concerned-over-future-of-medicines-access-after-eu-india-fta.html 

Contact: Daniela Bagozzi, UNITAID Communication, Tel. +41 22 791 45 44; 
Mob. +41 79 475 54 90; Email bagozzid at who.int


UNITAID S'INQUIÈTE POUR L'AVENIR DE L'ACCÈS AUX MÉDICAMENTS APRÈS L'ACCORD DE LIBRE-ÉCHANGE UE-INDE
AUJOURD'HUI DIX MILLIONS DE PERSONNES ONT BESOIN D'UN TRAITEMENT CONTRE LE SIDA
Genève, 3 mars 2011 - Alors que des manifestations de la société civile sont prévues cette semaine comme la semaine prochaine dans le monde, UNITAID souligne son inquiétude au sujet des négociations commerciales en cours entre l'Union européenne et l'Inde qui pourraient limiter la capacité de l'Inde à continuer à fournir des traitements vitaux aux pays en développement. Les indications selon lesquelles les négociations pourraient conduire à l'introduction de mesures - telles que l'exclusivité des données - allant au-delà de l'Accord sur les ADPIC <http://www.wto.org/french/docs_f/legal_f/27-trips_01_f.htm>  et désignées sous l'appellation de dispositions « ADPIC-Plus » sont particulièrement préoccupantes.
« Des négociations sur les automobiles, les machines ou d'autres marchandises sont sans doute une bonne chose », a déclaré Philippe Douste-Blazy, Président du Conseil d'administration d'UNITAID. « Mais les médicaments vitaux ne sont pas des marchandises comme les autres. Nous devons favoriser un environnement politique qui permette de garantir que les intérêts commerciaux ne sont pas un obstacle à la santé et au développement humain. »
Selon les estimations de l'ONUSIDA, ce sont 10 millions de personnes qui ont besoin d'un traitement contre le sida aujourd'hui et qui ne peuvent y avoir accès, et ce chiffre va croître de manière exponentielle. Ces personnes auront besoin de médicaments plus récents, plus efficaces, protégés par des brevets dont la durée de validité peut être d'encore 15 à 20 ans. Même pour les médicaments non protégés par un brevet, l'introduction de « l'exclusivité des données » signifiera que les producteurs de génériques ne seront pas en mesure d'accéder aux informations essentielles concernant l'homologation et les essais cliniques aussi longtemps que l'exclusivité des données sera applicable.
« Si l'accord de libre-échange introduit des mesures allant au-delà de l'Accord sur les ADPIC, bon nombre des personnes qui suivent un traitement aujourd'hui ne seront pas en mesure de bénéficier du traitement de deuxième intention qui leur sera vital lorsqu'elles développeront une résistance aux médicaments qu'elles prennent aujourd'hui », déclare Jorge Bermudez, Secrétaire exécutif d'UNITAID.
On a parlé, à propos de l'Inde, de la pharmacie du monde en développement parce que depuis plus de 10 ans, elle fournit des médicaments à des prix abordables aux pays en développement, en particulier pour le traitement du sida. Selon une étude dirigée par Brenda Waning, Coordonnateur d'UNITAID chargée de la dynamique des marchés - A lifeline to treatment: the role of indian generic manufacturers in supplying antiretroviral medicines to developing countries  <http://www.jiasociety.org/content/13/1/35> - les antirétroviraux génériques fabriqués en Inde ont représenté plus de 80 % du marché financé par des donateurs dans les pays en développement depuis 2006 et 87 % des volumes d'achat d'antirétroviraux en 2008. Dans le domaine des médicaments pédiatriques pour lutter contre le sida, les produits génériques fabriqués en Inde ont représenté 91 % du volume total des médicaments en 2008. 
Aujourd'hui déjà, alors que l'ALE UE-Inde n'est pas encore entré en vigueur, des préoccupations existent quant au prix des nouveaux schémas thérapeutiques de première intention recommandés par l'Organisation mondiale de la Santé. 
Dès 2008, le prix moyen au niveau mondial des génériques indiens pour les schémas thérapeutiques à base de ténofovir nouvellement recommandés s'élevait entre 246 et 309 dollars par personne et par an, soit un prix trois à quatre fois plus élevé que celui de l'ancien schéma thérapeutique le plus fréquemment utilisé (3TC/NVP/d4T30). Cependant, les schémas thérapeutiques équivalents composés de génériques non fabriqués en Inde et des nouveaux ARV sont considérablement plus coûteux que les médicaments génériques indiens.
« Traiter et endiguer le sida et d'autres maladies qui ravagent le monde en développement est un enjeu mondial », a ajouté Philippe Douste-Blazy. « L'Inde et l'Union européenne doivent se montrer responsables et veiller à un équilibre entre la création de richesses et les vies à sauver. »



Note aux rédacteurs
UNITAID utilise un financement novateur (venant essentiellement d'une taxe de solidarité prélevée sur les billets d'avion dans un certain nombre de pays donateurs) pour acheter et distribuer des médicaments et autres produits de santé afin de dépister et traiter le sida, la tuberculose et le paludisme dans 94 pays en développement. 
La grande majorité des médicaments achetés grâce aux fonds d'UNITAID sont des produits génériques indiens. La qualité de ces produits est garantie (ils sont présélectionnés par l'OMS ou par d'autres autorités de réglementation rigoureuses) et, parce qu'ils sont produits de manière générique, ils sont moins coûteux, permettant ainsi à UNITAID de traiter davantage de personnes pour les mêmes dépenses. 
UNITAID a encouragé avec succès l'émergence d'un marché des médicaments génériques concurrentiel pour les médicaments antirétroviraux de deuxième intention tels que le lopinavir/ritonavir. Grâce à l'intervention d'UNITAID, ce composant crucial des schémas thérapeutiques de deuxième intention est désormais fourni par cinq fabricants de génériques au prix concurrentiel de 420 à 440 dollars par personne et par an. Le risque de voir ces progrès balayés est grand si des dispositions strictes relatives à l'exclusivité des données sont appliquées par l'intermédiaire de cet accord de libre-échange.
http://www.unitaid.eu/fr/resources/news/318-unitaid-concerned-over-future-of-medicines-access-after-eu-india-fta.html 

Contact : Daniela Bagozzi, Communication UNITAID, Tél. : +41 22 791 45 44 ; 
Portable : +41 79 475 54 90 ; Courriel : bagozzid at who.int.



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